
Viñales - María la Gorda - Pinar del Rio
Après nos quelques jours à la Havane, nous avons choisi de découvrir l’Ouest Cubain. Nous avons commencé par Viñales et ses deux vallées, la vallée de Palmaritas et la vallée du Silence. La vie économique du village est totalement orientée vers le tourisme. Nous n’avons pas vu une maison qui ne fait pas « Casa particular » (hébergement chez l’habitant pour les étrangers). Pour visiter les deux vallées, nous avons choisi l’option cheval et à pied. Les paysages sont splendides avec les montagnes (mogotes) en arrière-plan et la terre rouge. Nous avons également découvert une plantation de tabac et les méthodes pour la fabrication du fameux cigare cubain.
Lors de la balade nous avons aussi fait la visite d’une grotte avec piscine naturelle, de nombreuses grottes sont d’ailleurs présentes dans la région. Il est aussi possible de se baigner dans différents lacs plus ou moins grands, présents dans les deux vallées.
Viñales étant le point central de l’ouest cubain, tout est accessible depuis cette ville. Nous avons choisi de passer une journée sur le « Cayo Levisa », une petite île constituée d’une plage paradisiaque, où les principales activités sont farniente et baignade. Par contre, côté snorkelling, même si l’on vous propose de la location de matériel, il n’y a vraiment rien à voir côté plage.
Pour le snorkelling, nous avons choisi d’aller passer deux jours à Maria la Gorda et nous avons vraiment été émerveillés par les fonds marins, qui se situent à une cinquantaine de mètres de la plage. La barrière de corail est de toute beauté et nous avons croisé de nombreuses espèces de poissons. Nous avons eu la chance de sympathiser avec deux espagnols, Cristina et David, pour notre second jour et suite au retour et aux nombreuses expériences de plongés de Cristina, l’option snorkelling s’avérait être plus intéressante pour cette journée-là. D’ailleurs les nombreux conseils de Cristina nous ont permis de voir le monde sous-marin sous un angle différent et nous avons fortement apprécié la journée.
Le lendemain, lors de la visite de la ville, c’est le choc, car nous avons pris en pleine figure le niveau de pauvreté qu’il pouvait y avoir dans la ville. De nombreux bâtiments sont défraichis, le tourisme est quasi inexistant dans la ville, au contraire de ce que nous avions pu voir jusqu’à présent. Les commerces ne sont pas nombreux et ceux présents dans la rue principale sont vides, très peu de produits dans les rayons. Nous avons pu à nouveau voir les files d’attentes dans les points stratégiques (banque, communication, alimentation). Il y a bien l’une des plus importante manufacture de tabac du pays, mais tout ce que nous pouvons trouver dans la ville est plus que minimaliste.
En tout cas, nous n’avons pas réussi à élucider les questions sur leurs façons de faire sans de nombreux produits pharmaceutiques, hi-Tech, de nombreux produits alimentaires, le matériel pour les travaux de rénovation des maisons etc… la liste est longue. Le système de la « débrouille » semble être le plus fonctionnel. Après cette journée riche en émotion et en surprises, nous prenons le bus direction Trinidad. Là aussi nous avons une belle anecdote. Il est possible d’acheter et donc de réserver le billet de bus sur internet, mais il n’y a aucune correspondance entre le nombre de places dans le bus et les achats de tickets. Donc à notre arrivée, 1 heure avant l’heure prévue, la personne de la compagnie de bus a téléphoné à la ville de départ du bus pour savoir s’il restait des places et si elle pouvait nous en délivrer deux. Nous avons été chanceux d’avoir deux places de libre dans le bus pour faire le voyage.